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ԱՐԵՒՄՏԵԱՆ ՀԱՅԱՍՏԱՆ

    11 յուլիս  2012 թ,                                                ONU

Mécanisme d’experts sur les droits

des peuples autochtones 2012

 Genève,  9 – 13 juillet 2012

INTERVENTION N°2 DE MONSIEUR ARMENAG APRAHAMIAN

Chef de la Délégation du Conseil National d’Arménie Occidentale à l'ONU

Point 5 : Étude sur le rôle des langues et de la culture dans la promotion et la protection des droits et de l’identité des peuples autochtones

 Genève, le 10 juillet 2012 à ….

 Merci Monsieur le Président,

 L’exemplarité en termes de richesse culturelle des Peuples Autochtones ne fait plus de doute aujourd’hui et, l’étude présentée par le Mécanisme d’experts acte la situation.

 Les Arméniens en Arménie Occidentale, nation autochtone, ont eu la dangereuse mission d’exister depuis des millénaires, sur le point stratégique le plus important de la route qui conduit d’Asie en Europe, cette explication explique leur histoire, soumis à des conquérants avec lesquels, ils n’avaient aucune idée commune ni en religion, ni en morale, ni en droit, ni en art.

 Dès lors, nous avons multiplié nos écoles, et cultivé, au plus profond de notre cœur, le sentiment de la valeur de l’âme humaine, et des droits de la famille, de l’individu et du citoyen tout en subissant un génocide biologique par le vol et le viol de nos enfants.

 Ensuite !... les dates sanglantes de 1894 jusqu’à 1923, qui ont tout bouleversé, sont inscrites en lettres de sang et de feu dans la mémoire arménienne. Ce contentieux génocidaire n’est toujours pas réglé encore aujourd’hui.

Pourtant, nous vivons une troisième phase génocidaire celle du génocide culturel comme se fut le cas en décembre 2005 où l’armée azerbaïdjanaise entreprit la destruction du cimetière médiéval de Djugha au Nakhitchevan constitué de plus de 5.000 pierres tombales datant du 10ème siècle.

Aujourd’hui, les efforts de la Turquie dans le sens de la reconstruction et de la restitution de quelques exemples symboliques du patrimoine arménien suite à notre intervention de l’année dernière sont pris en compte, même si cela ne représente qu’une goutte dans cet océan culturel arménien qui malheureusement engendre une appropriation illicite des lieux sacrés sans le consentement préalable, libre et éclairé de notre Conseil National, je rappelle le cas de la ville d’Ani, capitale médiévale de l’Arménie Occidentale, et le non-respect des traités et des sentences arbitrales qui devraient être contraignants pour les Etats en droit international.

Aussi, nos intellectuels à Diyarbakir (Dikranagert) sont poursuivis par les autorités turques pour avoir organisé des cours hebdomadaires d’apprentissage de langue arménienne, langue qui est en danger de disparition, il existerait donc encore des lieux dans ce monde où l’enseignement d’une langue autochtone quelle soit arménienne, kurde, grecque, arabe où assyrienne serait un délit ? Alors que ces langues sont bien au contraire des atouts dans un monde pluriethnique !

 Comment pouvons-nous croire alors, que les réfugiés arméniens, assyriens, arabes et kurdes provenant de Syrie seraient protégés en Turquie alors que l’apprentissage de leur langue serait un acte répréhensible par les autorités ? Comment pouvons-nous croire alors que la guerre qui est mené en Syrie a pour but de libérer et de démocratiser la société syrienne alors qu’à l’heure actuelle nos enfants sont pourchassés en Arménie Occidentale et au Kurdistan par l’aviation militaire et par ceux-là même qui seraient chargés d’accomplir cette guerre !

Je voudrais attester, que devant l’immensité culturelle des Peuples Autochtones, il y a un point qui nous réunit tous, qui fait partie de l’un des critères fondamentaux de l’autochtonie mais qui n’apparaît dans aucune définition, c’est le fait, que les Peuples Autochtones considèrent leur langue comme moyen de communiquer, voir de communier avec la nature, non seulement la nature animale, végétale, ou minérale mais aussi spirituelle.

J’en appelle ici au Conseil des Droits de l’Homme et aux Etats, les processus de désintégration, de négation, d’extermination, de destruction des éléments culturels et naturels d’existence des Peuples Autochtones et de leurs langues empêcheront le monde d’accéder à des niveaux de conscience, de savoirs, de sagesse et d’équilibre qui eux seuls permettront de vivre en paix.

Je termine en rappelant l’aveu d’Emil Cioran, « on n'habite pas un pays, on habite une langue, une patrie, c'est cela et rien d'autre » !

Assembly of Armenians from Western Armenia

 Expert Mechanism on the Rights of Indigenous Peoples

Geneva, 9-13 July 2012

 2nd Intervention by Mr. Armenag  Aprahamian

 Head of Delegation to the UN of the National Council of Western Armenia

 Item 5: Study on the Role of Languages and Culture in the Promotion and Protection of the Rights and Identity of Indigenous Peoples

 Geneva, 10 July 2012

 Thank you Mr. Chair,

Today, the study presented by the Expert Mechanism showed, without doubt, the richness of Indigenous Peoples cultures.

 For thousands of years, the Indigenous Nation of Armenians in Western Armenia has had the dangerous task of surviving on the most important strategic point on the road from Asia to Europe. This explains their history of being subjugated by conquerors  who did not share any ideas concerning religion, nor their values, nor their rights, nor their art.

 From then, we have created our own schools, and cultivated deep in our hearts, sentiments of the value of the human soul, the rights of families, individuals and citizens. We were able to do all of this whilst being submitted to a biological genocide through the kidnapping and rape of our children.

 Then!... 1894 to 1923 were years of bloodshed, written in blood and fire in the memory of the Armenians, when everything was in upheaval. This contested genocide has still not been resolved even today.

 However, we are going through a third phase of genocide: a cultural genocide. This was the case in December 2005 when the Azerbaijani army destroyed the medieval cemetery of Djugha in Nakhitchevan, which contained over 5,000 tombstones from the 10th century.

 Today, Turkey’s efforts of reconstruction and the restitution of symbolic pieces of Armenian heritage after our intervention last year are acknowledged, even if this is only a drop in the ocean of Armenian culture. Unfortunately, this gives rise to the illicit appropriation of sacred places without the free, prior and informed consent of our National Council. I recall the case of the city of Ani, the medieval capital of Western Armenia, and the lack of respect for treaties and arbitral awards which should be binding on States under international law.

 In addition, our intellectuals in Diyarbakir (Dikranagert) are pursued by Turkish authorities for having organized weekly Armenian language lessons, a language which is in danger of extinction. Are there still places in the world where teaching an indigenous language, whether Armenian, Kurdish, Greek, Arabic or Assyrian, is a crime? While these languages are, on the contrary, an asset in a multicultural world!

 Therefore, how can we believe that Armenian, Assyrian, Arabic and Kurdish refugees from Syria will be protected in Turkey, when learning their languages is considered a reprehensible act by the authorities? How can we believe that the aim of the war in Syria is to liberate and democratize Syrian society while, at the present time, our children in Western Armenia and Kurdistan are being hunted down by military planes and by the very same people who are in charge of waging this war!

 I would like bear witness that, in face of the immensity of the culture of Indigenous Peoples, there is one point which unites us all, which is part of the fundamental criteria of being indigenous, but which does not appear in any definition, and which is that Indigenous Peoples consider their language as a means to communicate, that is to say, to commune with nature, not only animal, vegetable and mineral nature, but also our spiritual nature.

I hereby call upon the Human Rights Council and States to take into account that the processes of disintegration, denial, extermination, and the destruction of Indigenous Peoples’ natural and cultural elements and their languages, will prevent the world from accessing the necessary levels of conscience, knowledge, wisdom and equilibrium, which alone will enable them to live in peace.

I conclude by citing Emil Cioran “One does not inhabit a country, one inhabits a language, a fatherland, it is that and none other!” 

arm -

 Western Armenia News

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